Infection et auto-immunité 13 mai 2026

Neutralisation d’une molécule d’Interféron alpha (à droite) par un auto-anticorps humain (à gauche, domaines variables VK et VL).
Prédictions d’interactions biomoléculaires par AlphaFold3. CREDIT: J. Langlois, O. Da Mata Jardin, K. Dorgham & G. Gorochov, Sorbonne Université, Inserm, APHP.

La pandémie de COVID-19 a révélé l’impact inattendu de la neutralisation des anti-interférons de type 1 par des auto-anticorps qui sont présents chez 4 % des individus de plus de 70 ans et qui ont été associés à environ 20 % des décès par COVID-19. Les mécanismes aboutissant à la production de ces auto-anticorps, leurs caractéristiques moléculaires et leurs cibles sur les interférons restaient jusqu’à présent inconnus. Ces questions ont été abordées dans le cadre du programme de recherche hospitalo-universitaire RHU-5 COVIFERON, dirigé par Jean-Laurent CASANOVA dans le cadre d’une collaboration internationale regroupant au total 60 médecins ou chercheurs. Les résultats de ce travail collaboratif de nos équipes de Sorbonne Université, Inserm et AP-HP avec celles de Matthieu MAHEVAS et Pascal CHAPPERT (Institut Necker – Enfants malades, Université Paris Cité, Inserm et AP-HP), et Félix REY (Institut Pasteur, Paris) sont maintenant publiés depuis le 6 Mai 2026 sur le site de la revue Cell.

https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674%2826%2900438-1