Le Cimi rassemble
des chercheurs
et praticiens hospitaliers
dans le domaine de l’immunologie et des maladies infectieuses.

Les équipes du Cimi mènent des recherches fondamentales et translationnelles sur les réponses immunitaires, les interactions hôte-pathogène, et étudient les résistances des micro-organismes aux traitements anti-infectieux.

Trois axes de recherche majeurs intégrés visent à comprendre le fonctionnement du système immunitaire, contrôler les maladies immunitaires et inflammatoires et développer de nouvelles stratégies pour combattre les infections :

La recherche au CIMI
Immunologie Inflammation

Immunologie
Inflammation

L’immunité adaptative et innée

Les équipes du Cimi étudient les mécanismes effecteurs et régulateurs de la réponse immunitaire innée et adaptative dans des conditions physiologiques, notamment le vieillissement, ou pathologiques (ex. les infections, les maladies auto-immunes, les cancers, les déficits immunitaires, les maladies métaboliques), ou dans le cadre de traitements curatifs ou préventifs (vaccination notamment).

Plus particulièrement, la réponse inflammatoire engendrée par les infections fongiques (Candida albicans, Aspergillus fumigatus), bactériennes (Escherichia coli, sous espèces Klebsiella pneumoniae) et virales (y compris SARS-CoV-2) sont étudiées dans la perspective de mieux contrôler leurs conséquences cliniques. L’étude du microenvironnement immunitaire dans les cancers (poumon, sein, tête et cou) représente aussi un axe de recherche important au sein du Cimi.

La caractérisation approfondie de l’infiltrat immunitaire intra-tumoral, son organisation en structures lymphoïdes tertiaires et son impact pronostique et prédictif de la réponse aux traitements sont analysés sur des cohortes de patients atteints d’un cancer. Les propriétés migratoires des cellules immunitaires sont également étudiées à l’échelle de l’organisme afin de comprendre les conséquences de dialogues cellulaires multiples sur l’établissement de la réponse immunitaire. Enfin, l’analyse des voies de signalisation permet d’appréhender la réponse inflammatoire sous un angle plus moléculaire dont le but est d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

T-cellules attaquant les cellules cancéreuses
illustration de photos microscopiques Illustration 3d de cellules cancéreuses et de lymphocytes
Macrophage engloutissant les bactéries de la tuberculose Mycobacterium tuberculosis, illustration 3D
anticorps, immunoglobulines, système immunitaire, rendu 3D

Notre expertise et notre savoir-faire portent principalement sur les cellules myéloïdes (monocytes, cellules dendritiques et macrophages) responsables des premières étapes de l’inflammation et de la présentation antigénique, les cellules Natural Killer (NK) capable de lyser des cellules cibles, et les lymphocytes T et B responsables des réponses spécifiques d’antigènes et de la mémoire immunitaire.
Pour mener ces programmes de recherche, les équipes du Cimi ont développé des modèles cellulaires et animaux pertinents, utilisent des approches multidisciplinaires variées et s’appuient sur son large réseau de cliniciens pour mieux comprendre les mécanismes effecteurs et régulateurs de la réponse immunitaire, identifier de nouveaux acteurs moléculaires impliqués dans la physiopathologie de ces maladies et proposer de nouvelles cibles thérapeutiques.

Pathologies étudiées : allergie, cancer du poumon, cancer tête et cou, Covid-19, diabète, déficit immunitaire commun variable (DICV), déficit sélectif en IgA, lupus, maladie du greffon contre l’hôte (GVHD), maladie neuro-dégénérative, pathologie du vieillissement, sclérose en plaque.

Interactions hôtes agents pathogènes

Interactions
hôte-pathogène

Recherche translationnelle

Les recherches menées au Cimi couvrent un large éventail de maladies infectieuses humaines, responsables de pandémies majeures telles que le Sida, le paludisme, la tuberculose ou la Covid-19.

Le Cimi développe des programmes de recherche sur la biologie des pathogènes, les mécanismes moléculaires et cellulaires des infections et sur la résistance aux anti-infectieux. Les pathogènes étudiés incluent des bactéries (Mycobacterium, Klebsiella), des virus (VIH, Zika, EBV, SARS-CoV-2), des parasites (Plasmodium) et des champignons microscopiques (Candida, Aspergillus). Nos travaux s’appuient sur des approches multidisciplinaires, combinant des approches génétiques, omiques, de biologie cellulaire, moléculaire, structurale, dans des modèles cellulaires ou animaux ou à l’aide d’échantillons cliniques en lien étroit avec l’hôpital. Le Cimi dispose de plateaux technologiques spécifiques, dont un insectarium pour l’étude de la transmission du paludisme. Nos recherches visent à améliorer les connaissances de la biologie de ces microorganismes et des interactions qu’ils développent avec l’hôte, au niveau cellulaire et moléculaire. Au-delà d’une meilleure connaissance fondamentale des agents pathogènes, nos travaux s’efforcent d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Bacteria Mycobacterium tuberculosis, agent causal de la tuberculose, illustration 3D
Candida albicans peut devenir pathogène chez les personnes immunodéprimées
Gros plan sur le moustique de l'albopictus, animal nuisible, contagion
Virus dans la circulation sanguine. antécédents médicaux. Illustration 3d

Les équipes du Cimi s’intéressent également aux relations étroites entre l’Homme et son microbiote. Nous analysons les effets du microbiote sur l’hôte dans des contextes physiologiques (naissance, allaitement, développement immunitaire) ou pathologiques (immunodéficience, allergies). Nous explorons les mécanismes qui régissent cette relation à l’aide de cohortes humaines, de modèles animaux et cellulaires et ces études s’étendent de la première colonisation de l’enfant à la naissance jusqu’à l’apparition de maladies.

Pathologies étudiées : Tuberculose, Paludisme, Sida, Covid-19, Zika, Candidose, Aspergillose, EBV, Lèpre, Rhinosclérome, pneumonies, dysbiose.

Vaccins et Biothérapies

Vaccins, biothérapies,
anti-infectieux

Des stratégies préventives et thérapeutiques

Le Cimi développe de nouvelles stratégies préventives ou thérapeutiques, notamment des vaccins innovants, de nouveaux composés anti-infectieux, des biothérapies ou thérapies cellulaires. Cette démarche s’étend de la recherche fondamentale jusqu’au développement clinique.

Ces stratégies ciblent des maladies graves (Covid-19, Tuberculose, Sida, Paludisme) représentant des priorités stratégiques définies notamment par l’OMS. Cet axe s’appuie sur les recherches fondamentales menées au Cimi, et s’articule autour de la recherche clinique et des essais sur la vaccination, les biothérapies et les nouvelles stratégies thérapeutiques anti-infectieuses, notamment les antibiotiques ou les bactériophages.

Parmi les thérapies prometteuses, nous nous intéressons à l’utilisation thérapeutique du microbiote, par exemple par transfert fécal, qui présenterait un intérêt pour le traitement des infections à Clostridium difficile, de maladies liées à l’immunité ou comme traitement adjuvant de certains cancers. Dans ce dernier contexte, les recherches du Cimi visent également à moduler la réponse immunitaire par des nouvelles stratégies d’immunothérapie basées sur l’utilisation d’anticorps monoclonaux, de protéines de fusion ou d’aptamères.

Médecin ou infirmière main dans des gants bleus tenant la grippe, vaccin contre la rougeole pour vaccination des bébés et des adultes, concept de médicaments et de médicaments
Pharmaciste ou médecin tenant à la main un paquet de pilules de capsules d'antibiotiques et donnant au patient ou aux gens. Surexploitation de médicaments antibiotiques. Résistance aux antimicrobiens. pharmacien communautaire. Arrière-plan de la pharmacie.
Rendu en 3D d'une cellule nucléaire (Natural Killer Cell) détruisant une cellule cancéreuse
Biofilm de bactéries résistantes aux antibiotiques, vue en gros plan. Bactéries sphériques et en forme de trèfle. Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa, Mycobacterium tuberculosis, Klebsiella, Staphylococcus aureus, MRSA

Les connaissances sur les maladies inflammatoires et auto-immunes ainsi que sur les cancers et les transplantations complètent nos connaissances en immunologie dans le but de fournir des thérapies innovantes, l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques, des outils diagnostiques, et des facteurs pronostiques et prédictifs.

Toutes ces activités sont développées en collaboration avec des services hospitaliers, des entreprises pharmaceutiques ou en biotechnologie.

Stratégies étudiées : médicaments anti-tuberculeux, médicaments anti-paludiques, vaccin anti-paludique, chimiokines et cytokines, traitement candidat anti-covid, anticorps thérapeutiques monoclonaux.