Ce que l’on sait de l’efficacité des vaccins et des anticorps sur les variants du Covid-19 22 janvier 2021

Lien de l'article

Plusieurs études semblent indiquer que certains variants commencent à échapper aux anticorps formés contre le virus d’origine.

TOPSHOT – Laboratory technicians wearing protective equipment work on the genome sequencing of the SARS-CoV-2 virus (Covid-19) and its variants at the Centre National de Reference (CNR – National Reference Centre) of respiratory infections viruses of the Pasteur Institute in Paris on January 21, 2021. / AFP / Christophe ARCHAMBAULT

 

Un danger peut en cacher un autre. Pour les scientifiques, les nouveaux variants du Covid-19 nous menacent d’abord en raison de leur plus grande contagiosité et du risque épidémique global qu’ils font peser sur nos têtes. Mais la crainte monte de les voir franchir les barrières érigées peu à peu contre eux : l’immunité des patients déjà infectés et les vaccins en cours d’injection.

Des expériences clés pour savoir ce qu’il en est vraiment sont en cours, aux résultats très attendus. Elles consistent à cultiver la souche d’un des variants puis à mesurer sur des cellules l’efficacité de diverses concentrations de sérum de convalescents ou de personnes vaccinées. Mais elles demandent des conditions de sécurité particulières et sont assez lentes à conduire, d’autant qu’il faut tester plusieurs types de sérums, dépendant de l’âge des patients, de la durée de leur infection ou vaccination…

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés L’irruption des variants à travers le monde, sujet d’étude et d’inquiétude

En attendant, des équipes ont déjà rendu publics des résultats recourant à des artefacts, des systèmes qui n’expriment que certaines protéines du virus – en particulier la spicule, qui s’accroche aux cellules humaines – voire seulement certaines parties.

Ainsi, le 7 janvier, une équipe de Pfizer expliquait que les anticorps de personnes vaccinées par son produit restaient efficaces contre une mutation particulière du virus – celle modifiant le 501e acide aminé – présente chez le variant anglais, connue pour augmenter la liaison du virus à son hôte. Le 19 janvier, des chercheurs de Pfizer et BioNTech le confirmaient dans une prépublication portant cette fois sur un pseudovirus reprenant toutes les mutations de la spicule du variant anglais. A l’inverse, trois jours auparavant, l’équipe de Jesse Bloom, à Seattle, aux Etats-Unis, pointait le fait qu’une autre mutation, sur le 484e acide aminé, présente chez les variants brésiliens et sud-africains, mais pas sur le britannique, réduisait l’effet des anticorps.

« On a besoin de données cliniques »